Publié : 25 nov. 2004 21:14
bonjour,
Voici maintenant des mois que mon frangin passait sur une route sans savoir ce qui se cachait par la .
Maintenant on commence a comprendre pourquoi.
En effet on arrivait à voir jusqu'à 15 faisans sur l’asphalte de 2 Km de route.
Et vous verrez pourquoi je pense que les lâchés sans limite ni loi pour les contrôler ne sont pas une bonne chose.
Moi perso je trouve cela à gerber; Je n'arrive même pas à comprendre comment on peut prendre du plaisir à tuer de la sorte car à ce point ce n'est plus de la chasse mais un simple trap car la quête n'est plus.
Voici donc comment des gens peuvent exercer un abus, à but lucratif sur la chasse au détriment de son image.
Perso vous pensez que la chasse a vraiment besoin de cela?
Et nous on dit rien, on cautionne même, puisque cela marche.
Ils trouvent bien quelque part une clientèle et il ne sont pas les seuls.
Voyez par vous-même…
Chasse au ***************
Des bons sauvages sinon rien
Une chasse "à la journée" avec du gibier garanti sauvage, c'est ce que propose ce superbe territoire de la région **********
"Vous en lâchez combien pour la journée ? ". Cette question perfide - mais somme toute réaliste - fut un jour posée à PP, garde du domaine de Voisins. Il répondit : " Nous ne faisons pas de lâchers pendant la saison de chasse ". L'autre en resta sans voix, crut à une pirouette et raccrocha. Et c'est vrai que le revers des chasses à la journée, ce sont ces funestes "lâchers" le plus souvent effectués le matin même. Evidemment, si les choses sont proprement faites, on ne s'en aperçoit pas toujours. On feint de croire aux restes d'une couvée naturelle. Et puis, d'un coup, c'est la catastrophe : la poule qui piaule en piétant ou le coq faisan, exténué, qui se vautre au sommet d'un baliveau. Une fois arrivé là, genre perroquet, il regarde le chasseur droit dans les yeux et, bec entrouvert, émet une plainte grotesque : " Cot, cot, cot ". Pas vraiment plaisant ! Le domaine******* situé dans les *******,possède cette caractéristique unique : les oiseaux sont élevés en pleine nature dans des volières anglaises. Ils essaiment ensuite sur le territoire. Et on ne "recharge" jamais en cours de saison. Un "plus" qui ne peut qu'enchanter les chasseurs sportifs, ceux qui n'ont pas forcément envie d'éclater des polochons de plume à dix mètres.
Convoitises
Propriété depuis plus d'un siècle des comtes de Fels, le domaine se situe à 55 km à l'ouest ********, aux portes de *********. Sa superficie est de 1 600 ha. On y trouve des bois, des friches, des cultures à gibier, de la plaine aussi. Une rivière longue de 2 km et un étang de 7 ha permettent aux canards de s'ébrouer. Le territoire tout entier est voué à la chasse. Chaque année l'élevage concerne 30 000 faisans, 8 000 perdreaux, 15 000 à 17 000 canards. Gérer un domaine de cette taille n'est pas une petite affaire. Trois gardes, AL, PP et LS, font tourner la boutique. Il s'agit de réguler les prédateurs, de bien élever le gibier, de dresser les chiens, d'organiser la chasse, d'entretenir les sentiers d'agrainage et .. de veiller au braconnage. Car de telles densités de gibier attirent les convoitises. Et c'est si facile, en voiture, d'ajuster les faisans qui s'égarent sur les bords de routes. " Nous avons eu de gros problèmes de braconnage. Mais maintenant c'est plus calme ", dit PP. Parmi ses plus belles prises, un officier supérieur de gendarmerie qui, nullement honteux, a simplement sorti sa carte tricolore. Le fait a été jugé aggravant par la hiérarchie et le pandore a été sanctionné.
Noble origine
La hantise des gardes, c'est aussi le taux de déperdition car tout cela coûte fort cher et un faisan qui n'est pas inscrit au tableau est un oiseau élevé pour rien. Or le faisan vagabonde. Il va et vient, musarde, s'égare, s'échappe. On le tient par le ventre en agrainant abondamment et aussi en chassant sur les bordures pour faire rentrer les sortants. Ici point de lourds faisans de Mongolie. Il s'agit exclusivement de faisans chinois et américains de noble et pure origine, des oiseaux vifs et légers à la croupe d'azur qui montent haut dans le ciel et s'y sentent bien.
Trois formules
Le domaine propose trois formules : la chasse "devant soi", la chasse en battue marchante et la grande battue. La première intéressera les possesseurs de chiens, la seconde ceux qui aiment aussi bien le tir de battue que la chasse devant soi, la troisième les amateurs de tir de haut vol. Tout cela peut fonctionner "à la carte" dès lors que l'on sait que le prix du faisan est de 200 F. Vous pouvez ainsi calculer votre budget sans avoir de (mauvaises) surprises. Question : Comment font les gardes pour arriver "pile poil" au nombre de faisans commandés ? Question de savoir-faire et de connaissance du terrain. Une chose est certaine, ils ne se trompent guère !
94 faisans, 104 cartouches, trois minutes
La grande battue, du type "grands faisans" anglais, rassemble une dizaine de fusils pour un tableau qui peut atteindre 1 600 pièces.
Dans ce cadre, on chasse, bien sûr, avec deux fusils et les gardes comptent le nombre de cartouches tirées et le nombre d'oiseaux obtenus. Un pourcentage de 30 % de réussite est déjà honorable car les oiseaux passent haut. Mais les très grands fusils, ceux qu'on appelait autrefois les "sabres", peuvent dépasser 90 % de réussite. C'est en tout cas le score que pouvait réaliser au début du siècle le comte Clary. Citons son fameux record : 94 faisans, 104 cartouches, moins de trois minutes. A contrario, les gardes de "Voisins" ont pu compter 150 coups tirés sans une pièce aux pieds du tireur.
Le chasseur "buissonnier", celui qui prend son plaisir à se promener nez au vent et à ajuster quelques beaux oiseaux, optera plutôt pour la chasse "devant soi" ou la battue marchante. Le soir venu on rentre au rendez-vous où toutes les commodités sont prévues : rince-bottes, porte-pièces mural pour la présentation du tableau, vestiaire et salle à manger confortable. Sur la pièce d'eau qui entoure le château, une volée de canards se pose. Un coq faisan chante en se branchant. Dans la salle à manger, un bouchon de champagne saute joyeusement. Rires et bonnes histoires de la journée commencent à s'enchaîner dans la bonne humeur.
Et c'est ainsi que la chasse est belle…
Eric Joly
Pour y aller
Les chasses *********** sont très demandées et il faut retenir des mois à l'avance pour avoir sa place. Pour chasser l'an prochain, c'est maintenant qu'il faut réserver sa journée.
Effarant non ?
@@@+++++++++++++Popey+++++++++++++77++++++++++++
Voici maintenant des mois que mon frangin passait sur une route sans savoir ce qui se cachait par la .
Maintenant on commence a comprendre pourquoi.
En effet on arrivait à voir jusqu'à 15 faisans sur l’asphalte de 2 Km de route.
Et vous verrez pourquoi je pense que les lâchés sans limite ni loi pour les contrôler ne sont pas une bonne chose.
Moi perso je trouve cela à gerber; Je n'arrive même pas à comprendre comment on peut prendre du plaisir à tuer de la sorte car à ce point ce n'est plus de la chasse mais un simple trap car la quête n'est plus.
Voici donc comment des gens peuvent exercer un abus, à but lucratif sur la chasse au détriment de son image.
Perso vous pensez que la chasse a vraiment besoin de cela?
Et nous on dit rien, on cautionne même, puisque cela marche.
Ils trouvent bien quelque part une clientèle et il ne sont pas les seuls.
Voyez par vous-même…
Chasse au ***************
Des bons sauvages sinon rien
Une chasse "à la journée" avec du gibier garanti sauvage, c'est ce que propose ce superbe territoire de la région **********
"Vous en lâchez combien pour la journée ? ". Cette question perfide - mais somme toute réaliste - fut un jour posée à PP, garde du domaine de Voisins. Il répondit : " Nous ne faisons pas de lâchers pendant la saison de chasse ". L'autre en resta sans voix, crut à une pirouette et raccrocha. Et c'est vrai que le revers des chasses à la journée, ce sont ces funestes "lâchers" le plus souvent effectués le matin même. Evidemment, si les choses sont proprement faites, on ne s'en aperçoit pas toujours. On feint de croire aux restes d'une couvée naturelle. Et puis, d'un coup, c'est la catastrophe : la poule qui piaule en piétant ou le coq faisan, exténué, qui se vautre au sommet d'un baliveau. Une fois arrivé là, genre perroquet, il regarde le chasseur droit dans les yeux et, bec entrouvert, émet une plainte grotesque : " Cot, cot, cot ". Pas vraiment plaisant ! Le domaine******* situé dans les *******,possède cette caractéristique unique : les oiseaux sont élevés en pleine nature dans des volières anglaises. Ils essaiment ensuite sur le territoire. Et on ne "recharge" jamais en cours de saison. Un "plus" qui ne peut qu'enchanter les chasseurs sportifs, ceux qui n'ont pas forcément envie d'éclater des polochons de plume à dix mètres.
Convoitises
Propriété depuis plus d'un siècle des comtes de Fels, le domaine se situe à 55 km à l'ouest ********, aux portes de *********. Sa superficie est de 1 600 ha. On y trouve des bois, des friches, des cultures à gibier, de la plaine aussi. Une rivière longue de 2 km et un étang de 7 ha permettent aux canards de s'ébrouer. Le territoire tout entier est voué à la chasse. Chaque année l'élevage concerne 30 000 faisans, 8 000 perdreaux, 15 000 à 17 000 canards. Gérer un domaine de cette taille n'est pas une petite affaire. Trois gardes, AL, PP et LS, font tourner la boutique. Il s'agit de réguler les prédateurs, de bien élever le gibier, de dresser les chiens, d'organiser la chasse, d'entretenir les sentiers d'agrainage et .. de veiller au braconnage. Car de telles densités de gibier attirent les convoitises. Et c'est si facile, en voiture, d'ajuster les faisans qui s'égarent sur les bords de routes. " Nous avons eu de gros problèmes de braconnage. Mais maintenant c'est plus calme ", dit PP. Parmi ses plus belles prises, un officier supérieur de gendarmerie qui, nullement honteux, a simplement sorti sa carte tricolore. Le fait a été jugé aggravant par la hiérarchie et le pandore a été sanctionné.
Noble origine
La hantise des gardes, c'est aussi le taux de déperdition car tout cela coûte fort cher et un faisan qui n'est pas inscrit au tableau est un oiseau élevé pour rien. Or le faisan vagabonde. Il va et vient, musarde, s'égare, s'échappe. On le tient par le ventre en agrainant abondamment et aussi en chassant sur les bordures pour faire rentrer les sortants. Ici point de lourds faisans de Mongolie. Il s'agit exclusivement de faisans chinois et américains de noble et pure origine, des oiseaux vifs et légers à la croupe d'azur qui montent haut dans le ciel et s'y sentent bien.
Trois formules
Le domaine propose trois formules : la chasse "devant soi", la chasse en battue marchante et la grande battue. La première intéressera les possesseurs de chiens, la seconde ceux qui aiment aussi bien le tir de battue que la chasse devant soi, la troisième les amateurs de tir de haut vol. Tout cela peut fonctionner "à la carte" dès lors que l'on sait que le prix du faisan est de 200 F. Vous pouvez ainsi calculer votre budget sans avoir de (mauvaises) surprises. Question : Comment font les gardes pour arriver "pile poil" au nombre de faisans commandés ? Question de savoir-faire et de connaissance du terrain. Une chose est certaine, ils ne se trompent guère !
94 faisans, 104 cartouches, trois minutes
La grande battue, du type "grands faisans" anglais, rassemble une dizaine de fusils pour un tableau qui peut atteindre 1 600 pièces.
Dans ce cadre, on chasse, bien sûr, avec deux fusils et les gardes comptent le nombre de cartouches tirées et le nombre d'oiseaux obtenus. Un pourcentage de 30 % de réussite est déjà honorable car les oiseaux passent haut. Mais les très grands fusils, ceux qu'on appelait autrefois les "sabres", peuvent dépasser 90 % de réussite. C'est en tout cas le score que pouvait réaliser au début du siècle le comte Clary. Citons son fameux record : 94 faisans, 104 cartouches, moins de trois minutes. A contrario, les gardes de "Voisins" ont pu compter 150 coups tirés sans une pièce aux pieds du tireur.
Le chasseur "buissonnier", celui qui prend son plaisir à se promener nez au vent et à ajuster quelques beaux oiseaux, optera plutôt pour la chasse "devant soi" ou la battue marchante. Le soir venu on rentre au rendez-vous où toutes les commodités sont prévues : rince-bottes, porte-pièces mural pour la présentation du tableau, vestiaire et salle à manger confortable. Sur la pièce d'eau qui entoure le château, une volée de canards se pose. Un coq faisan chante en se branchant. Dans la salle à manger, un bouchon de champagne saute joyeusement. Rires et bonnes histoires de la journée commencent à s'enchaîner dans la bonne humeur.
Et c'est ainsi que la chasse est belle…
Eric Joly
Pour y aller
Les chasses *********** sont très demandées et il faut retenir des mois à l'avance pour avoir sa place. Pour chasser l'an prochain, c'est maintenant qu'il faut réserver sa journée.
Effarant non ?
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