Au début quand le fusil est neuf, il n'y a rien, aucune relation entre le fusil et le chasseur, c'est pour cela que l'on rate tout
Ensuite, à force de passé du temps avec (on ne veut pas savoir ce que tu fais avec) si tu es en accord avec lui, tu commences à te faire plaisir! Tu tires de mieux en mieux et les perdreaux finissent dans ton carnier! 8)

C'est aussi parfois l'inverse. L'expérience tue l'insouciance, et c'est quand la relation s'établit entre le fusil et le chasseur que celui-ci se met à se poser des tas de questions sur son tir, sur ses chokes, sur la longueur ou "l'âme de ses canons", sur ses cartouches, sur les bourres, les n° de pomb, la longueur des culots, la charge la plus adaptée, ... et qu'il commence à manquer. C'est une période que j'ai connue, comme d'autres, mais après laquelle j'ai retrouvé sérénité et efficacité ( relative, s'entend ) en me posant le moins de questions possibles quand je tire, ou plutôt quand je chasse.